Pourquoi personne n’aime passer l’aspirateur et préfère manger du chocolat noir aux zestes d’oranges

Aujourd’hui j’ai pris conscience d’un truc que je refoulais sans cesse, sans réellement m’en rendre compte. Ça fait 4 jours que je me dis qu’il faut ABSOLUMENT que je passe l’aspirateur. Vous aussi (à moins que vous ne soyez une de ses personnes complétement accro à la serpillère et qui ne peuvent voir une paillette de poussière sans en avoir un haut-le-cœur et les narines qui grattent. (oui, chez moi les poussières sont des paillettes) – OK, attendez cette phrase est beaucoup trop longue, je reprends ma respiration et je recommence : ).  Lire la suite

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Et si on prenait le temps ?

Billet publié sur mon Tumblr le 17 septembre 2014


Avons-nous déjà pris le temps d’observer les gens dans le rue ? Je veux dire observer, vraiment. Je ne parle pas de s’assoir sur un banc et de juger de la tenue trop aguichante de cette fille ou des cheveux mal coupés de cet homme. Ni de cette mère qui ne s’y prend certainement pas de la meilleure façon avec ses trois enfants, qui a oublié que l’on pouvait parler, sans crier, et que les gosses ne sont pas des adultes. Je ne parle pas non plus de ce SDF, qui sent la pisse, la bière, ou tout autre odeur in-identifiable.

Observer, vraiment.

Qui sont ces gens ? D’où viennent-ils ? Quel est leur passé ? Quel sera leur futur ? Que ressentent-ils ? Sont-ils tristes ? En colère ? Joyeux ? Sont-ils heureux ? D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? A quoi pensent-ils ? Pensent-ils à ce qu’ils cuisineront ce soir ou pensent-ils à comment ils trouveront l’argent pour manger ?

Chaque personne a sa propre vie. Sans cesse, on se croise, on s’ignore, trop obnubilé par ses propres préoccupations. Et si on prenait le temps ? Et si on essayait de voir autre chose ?
Le sérieux avec lequel cette dame mange sa gaufre au Nutella. Cette jeune femme souriante à la vie. Ou celle-ci, assise sur le bord du trottoir, la tête entre les mains et les larmes lui coulant sur les joues. Et cet homme, allongé au sol, à la sortie du métro, la chemise grande ouverte, un médecin lui prodiguant un massage cardiaque.

Nous passons à côté de chacune de ces personnes, chaque jour, et nous ne nous arrêtons jamais.

Pourquoi ?
Devrions-nous ?

Une chose est sûre, je refuse de m’arrêter aux apparences, à ce que les gens laissent paraître d’eux. Car ils sont tellement plus que ça.

Apprenons à être tolérant. Apprenons à être patient.

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